Vivre à Jean-Macé, Lyon
Colocation Vivre à Jean-Macé, Lyon - chambre à louer entre particuliers, sans agence - Lyon
La moitié sud du 7e arrondissement, autour de la place Jean Macé. Plat, dense, très étudiant, et desservi par un métro, un tramway et une gare régionale sur la même place.
Le nom de ce quartier recouvre deux lieux à la fois, et il vaut la peine de les distinguer avant de visiter un logement. La Guillotière proprement dite est le cœur dense et multiculturel autour de la place Gabriel-Péri, à l'extrémité est du pont qui part de Bellecour. Jean Macé se situe un kilomètre plus au sud, autour de la place où l'avenue Jean-Jaurès croise l'avenue Berthelot. À l'oral, les Lyonnais emploient souvent l'ancien nom pour l'ensemble de la bande ; sur le terrain, les deux extrémités ne se ressentent pas de la même manière, et ce guide porte surtout sur la partie sud.
Présentation
Une grille régulière d'immeubles de cinq et six étages, construits entre le milieu du XIXe siècle et l'entre-deux-guerres, dans le 7e arrondissement, entre le Rhône à l'ouest et la voie ferrée à l'est. La place Jean Macé elle-même est un carrefour animé doté d'un square, et c'est l'un des endroits les mieux desservis de Lyon pour sa taille. Vers le fleuve, la grille se remplit de bâtiments universitaires : Sciences Po Lyon dans l'ancien Centre Berthelot, l'Institut d'urbanisme, plusieurs écoles privées, et le campus des quais de l'Université Lyon 3, un peu plus au nord. C'est ce fait unique qui façonne le quartier.
Qui y habite
Des étudiants, en grand nombre, ainsi que ceux qui les servent. Le 7e est l'un des arrondissements les plus jeunes de Lyon, et autour de Jean Macé la colocation est le mode de logement courant plutôt que l'exception. À côté d'eux : de jeunes actifs en premier emploi, des enseignants et des chercheurs, ainsi que des ménages ouvriers et modestes installés de longue date dans les immeubles anciens, dont beaucoup de familles présentes ici depuis plusieurs générations. Les loyers sont plus bas que sur la presqu'île et dans le 6e, et les chambres se libèrent sans cesse, surtout au moment de la rentrée universitaire.
Au quotidien, en journée
Animé sans être frénétique. Le marché de la place Jean Macé s'installe deux matinées par semaine, et un autre sur la place Saint-Louis, à quelques rues au nord, couvre trois jours supplémentaires. L'avenue Jean-Jaurès et la rue de Marseille concentrent les commerces. Les étudiants circulent toute la journée entre les quais et les campus, ce qui maintient les cafés ouverts et les trottoirs animés. À cinq minutes à l'ouest, les Berges du Rhône offrent au quartier un long parc riverain avec pelouses, bancs et piste cyclable menant directement au centre.
Le soir
Vivant et bon marché, et le bruit augmente à mesure qu'on remonte vers le nord. Autour de Jean Macé même, on trouve des bars, de petits restaurants et des lieux étudiants qui se remplissent tôt et se vident vers minuit. En direction de la Guillotière, la densité de bars augmente nettement et la nuit se prolonge. Choisir une rue ici revient à choisir le niveau de bruit que l'on accepte : deux pâtés de maisons peuvent faire la différence entre un logement calme et un vendredi permanent.
Se déplacer
Trois réseaux distincts se rejoignent sur la même place. La ligne B du métro dessert Jean Macé et atteint la Part-Dieu en trois stations ; elle ne dessert pas la presqu'île, donc pour rejoindre Bellecour il faut changer à Saxe-Gambetta pour la ligne D. Le tramway T2 relie la place à l'ouest, via Perrache, jusqu'à Confluence, et à l'est jusqu'à Grange Blanche, Bron et Saint-Priest. En dessous, la gare de Lyon-Jean-Macé, ouverte en 2009, accueille les trains régionaux de la vallée du Rhône, ce qui est vraiment utile si vous voyagez hors de la ville. À pied, Bellecour se trouve à environ un kilomètre et demi, soit vingt minutes en traversant le pont. Tout le quartier est plat, et le vélo est le moyen le plus rapide pour atteindre presque tout.
Manger et faire ses courses
Bon marché, varié et bien approvisionné. Les deux marchés proposent des produits frais cinq matinées par semaine au total ; l'avenue Jean-Jaurès compte boulangeries, boucheries, primeurs et plusieurs supermarchés. De petits restaurants de toutes sortes bordent les rues latérales, et quelques pâtés de maisons plus au nord, autour de la rue Pasteur, se trouve un ensemble ancien de commerces et restaurants chinois, vietnamiens et d'autres origines asiatiques, ainsi que les épiceries et boulangeries maghrébines de la Guillotière. Manger dehors coûte ici moins cher que dans n'importe quel quartier central.
Quand NE PAS le choisir
Ce n'est pas le bon choix si vous recherchez le calme, car les grandes avenues sont traversées par la circulation toute la journée et la population étudiante fait du bruit la nuit. Ce n'est pas le bon choix non plus si vous voulez de la pierre ancienne et de petites ruelles : l'architecture est sobre et la trame est régulière. Ce n'est pas non plus le bon choix si vous souhaitez être sur une ligne de métro qui mène à la presqu'île, puisque la ligne B ne le fait pas. Il est par ailleurs honnête de signaler que l'extrémité nord, autour de la place Gabriel-Péri, est un espace public très fréquenté, avec un trafic de rue visible à certains coins, même si on y circule à toute heure. C'est le bon choix si vous êtes étudiant ou âgé de moins de trente ans, si vous voulez payer moins que ce que demande le centre, et si vous appréciez de disposer d'un métro, d'un tramway et d'un train sur la même place. Si vous cherchez plus de calme au même prix, tournez-vous vers Gerland au sud ou Monplaisir à l'est ; si vous voulez la version multiculturelle complète et des loyers encore plus bas, dirigez-vous vers le nord, dans la Guillotière elle-même.