Vivre à Monplaisir, Lyon
Colocation Vivre à Monplaisir, Lyon - chambre à louer entre particuliers, sans agence - Lyon
Le village au cœur du 8e arrondissement, bâti autour de l'usine Lumière où le cinéma a été inventé. Ordinaire, bien approvisionné, et à cinq stations de Bellecour sans correspondance.
Monplaisir se trouve au centre du 8e arrondissement, à l'est de la voie ferrée et au sud du 3e. Le quartier s'est développé autour d'une usine : Antoine Lumière y a fait construire ses ateliers ainsi que la villa familiale, et en 1895 ses fils y ont filmé des ouvriers sortant des grilles, ce qui explique le nom de la rue du Premier-Film. Ce qui rend le quartier intéressant à considérer, ce n'est pas tant son histoire que la combinaison sous-jacente : un quartier autonome, avec ses propres commerces et son marché, et une ligne de métro directe vers le centre.
Le quartier
Un quartier dense, ordinaire et bien usé, fait d'immeubles de quatre et cinq étages, avec la place Ambroise-Courtois pour place centrale et l'avenue des Frères-Lumière pour artère commerçante. L'avenue et le cours Albert-Thomas forment une paire à sens unique, l'ancienne route principale qui sortait de Lyon vers l'est ; ce sont elles qui concentrent l'essentiel de la circulation et des commerces. La villa Lumière, construite au tournant du XXe siècle, abrite aujourd'hui l'Institut Lumière, à la fois musée et cinéma, et à côté, le Hangar du Premier-Film, dernier vestige de l'usine, sert de salle de projection. L'église Saint-Maurice se trouve à quelques rues au sud-ouest. Même les plaques de rue sont dessinées en forme de claquettes de cinéma.
Qui y habite
Un mélange réel et stable. Des familles ouvrières et de classe moyenne inférieure installées dans le 8e depuis deux ou trois générations ; des enseignants, des infirmiers et du personnel hospitalier qui travaillent aux hôpitaux de la Grange-Blanche, tout proches ; et un flux régulier de jeunes Lyonnais et de jeunes couples chassés du 7e et du 3e par les prix. Peu d'étudiants, car les campus sont ailleurs, mais beaucoup de personnes de vingt-huit à trente-huit ans qui partagent un appartement. Les loyers se situent dans la moyenne lyonnaise.
Le quartier en journée
Animé et local. Le marché de la place Ambroise-Courtois se tient la plupart des matins et constitue le centre de gravité du quartier ; l'avenue des Frères-Lumière aligne une longue suite ininterrompue de petits commerces. L'Institut Lumière amène un flux constant de visiteurs dans un coin du quartier, sans pour autant en faire un site touristique. Les rues latérales sont calmes et basses, avec des cours intérieures et de temps à autre un petit jardin. La circulation sur la paire à sens unique est dense et constante ; il vaut la peine de savoir de quel côté se trouve un logement.
Le quartier le soir
Discret et convivial. Cafés et brasseries autour de la place, une belle variété de restaurants le long de l'avenue, des séances de cinéma qui se prolongent tard, et très peu d'autres animations. Rien ici n'attire les habitants des autres quartiers de la ville, si bien que le bruit s'éteint tôt dès qu'on s'éloigne de l'axe principal. Pour une vraie sortie, on prend la ligne D quatre ou cinq stations vers l'ouest.
Se déplacer
La ligne D du métro, avec la station Monplaisir-Lumière au cœur du quartier et Sans Souci à son extrémité nord. La ligne D est celle qui fonctionne sans conducteur : elle circule ainsi depuis 1992, si bien que les rames passent souvent et que l'attente est courte. Elle traverse toute la ville, de Vaise au nord-ouest jusqu'à Vénissieux au sud-est, en desservant Bellecour et Vieux Lyon. Bellecour se trouve à cinq stations, sans correspondance, ce qui rend le 8e vivable sans voiture. Des busComblent les besoins vers le nord, jusqu'au 3e, et vers le sud, jusqu'à Bachut. Le terrain est plat et le vélo permet de rejoindre le centre sans difficulté, même si l'axe principal n'est pas un itinéraire cyclable agréable et que les rues parallèles sont préférables.
Manger et faire ses courses
Vraiment pratique au quotidien. Le marché propose des produits frais la plupart des matins, et l'avenue compte des boulangeries, des boucheries, des primeurs, plusieurs supermarchés et une longue file de petits restaurants et de vente à emporter, auxquels s'ajoutent quelques bistrots français. Les prix sont plus bas que sur la presqu'île. C'est l'un de ces quartiers où l'on peut faire les courses de toute une semaine dans une seule rue.
Quand NE PAS le choisir
Mauvais choix si vous recherchez une adresse pittoresque : l'architecture est sobre, l'axe principal est bruyant, et rien ici n'a été embelli pour les visiteurs. Mauvais choix si vous voulez une vie nocturne à portée de marche, ou une population étudiante. Mauvais choix si vous devez rejoindre chaque jour les campus universitaires de La Doua ou de Gerland, car il faut dans les deux cas changer de ligne. C'est en revanche le bon choix si vous recherchez un quartier ordinaire, mixte et bien desservi, avec un marché, une nourriture bon marché et un métro direct et sans conducteur vers le centre, à un loyer que le centre-ville n'offre plus. Si vous voulez plus de vie et plus de bruit pour le même budget, regardez vers le nord-ouest, la Guillotière ; si vous voulez le même 8e, mais plus calme et plus vert, regardez Montchat, de l'autre côté de la limite, dans le 3e.