Vivre à Confluence, Lyon
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La pointe sud de la presqu'île, dans le 2e arrondissement, là où la Saône se jette dans le Rhône. Un port et un marché de gros en activité, reconstruits en nouveaux logements, bureaux et quais.
Confluence correspond aux deux derniers kilomètres de la presqu'île lyonnaise, dans le 2e arrondissement, avec la Saône d'un côté, le Rhône de l'autre et le point où les deux fleuves se rejoignent à l'extrémité. Ce fut un port, une gare de triage, un marché de gros et deux prisons ; à partir du milieu des années 1990, le quartier a été reconstruit presque entièrement. Ce qui doit déterminer votre choix d'y habiter n'est pas cette histoire, mais deux réalités actuelles : presque tout est de construction récente, et la pointe se trouve à bonne distance de tout à pied.
Ce que c'est
Un ensemble de nouveaux immeubles de moyenne hauteur, disposés le long du cours Charlemagne, avec le quai Rambaud côté Saône et le quai Perrache côté Rhône. Un bassin portuaire, la Place Nautique, est creusé au cœur du quartier. Les anciens bâtiments en brique et en béton qui ont survécu ont été réutilisés plutôt que remplacés : La Sucrière, ancien entrepôt de sucre sur le quai Rambaud, accueille aujourd'hui des expositions. À la pointe même se dresse le Musée des Confluences, et le siège du conseil régional se trouve à près d'un kilomètre au nord. Le bord septentrional, autour de Sainte-Blandine, est la partie la plus ancienne, du XIXe siècle, plus resserrée, et il donne l'impression d'un autre quartier que les verres plus au sud.
Qui y vit
Surtout des personnes arrivées avec les immeubles. Des couples d'une trentaine d'années, des professionnels travaillant dans les bureaux sur place ou à la Part-Dieu, de jeunes familles avec un enfant, et une part non négligeable de locataires des logements sociaux intégrés aux mêmes immeubles. Très peu de Lyonnais de longue date, parce qu'il n'y avait presque rien pour s'enraciner. Les étudiants sont rares : les loyers des logements neufs ne sont pas des loyers d'étudiants, même si le campus de l'ENS n'est qu'à un pont de distance.
À quoi ressemble le quartier en journée
Lumineux, large et calme, avec plus de ciel que la plupart des quartiers de Lyon. Les employés de bureau remplissent le cours Charlemagne à l'heure du déjeuner et le vident à nouveau vers dix-huit heures. Le centre commercial et de loisirs près de la Place Nautique est le pôle pratique du quartier et attire des habitants de toute la ville. Les quais sont le meilleur atout : un itinéraire continu pour les piétons et les cyclistes le long de la Saône, vers le nord, et un parc à la pointe. Le calme y est reposant pour certains, vide pour d'autres.
À quoi ressemble le quartier le soir
Résidentiel et discret, avec deux exceptions. Le centre fait vivre ses cinémas et ses restaurants jusque tard le soir, et quelques anciens entrepôts du quai Rambaud accueillent concerts et clubs, si bien qu'une poignée de rues connaissent des nuits animées tandis que le reste du quartier n'en connaît aucune. Il n'existe pas de rue des bars au sens lyonnais habituel. Pour cela, on traverse vers la Guillotière ou l'on remonte la presqu'île à pied.
Se déplacer
Deux lignes de tramway traversent le quartier dans sa longueur, T1 et T2, et relient tous deux Perrache, où commence la ligne A du métro. La ligne A est le moyen le plus rapide pour rejoindre Bellecour et le reste du centre. Le pont Raymond-Barre permet au tramway T1, aux piétons et aux cyclistes de traverser le Rhône vers Gerland, et il n'autorise aucune voiture, ce qui rend la traversée orientale bien plus agréable à pied ou à vélo qu'en voiture. Le point à vérifier sur une carte est l'extrémité nord : la gare de Perrache et son échangeur routier forment comme un mur entre Confluence et le reste de la presqu'île, et les contourner à pied suppose un itinéraire précis plutôt qu'une ligne droite. Depuis le musée, il faut près de deux kilomètres pour atteindre Perrache et environ trois pour Bellecour : c'est donc un quartier dont on se déplace en tramway, et non un quartier où l'on rejoint le centre à pied.
Manger et faire ses courses
Pratique plutôt que pittoresque. Le centre commercial abrite un supermarché complet, des enseignes et un cinéma, et l'on trouve des cafés, des boulangeries et des restaurants le long du cours Charlemagne et autour des bassins, pour la plupart ouverts avec les immeubles. Ce qui manque, c'est la couche de petits commerces alimentaires indépendants que l'on trouve dans les quartiers plus anciens, et il n'existe pas de marché de rue quotidien comme à la Croix-Rousse. Pour tout produit spécialisé, il faut prendre le tramway vers le nord.
Quand NE PAS le choisir
À éviter si vous cherchez le vieux Lyon : le tissu urbain est neuf, les rues sont larges et la ville aux cours intérieures et aux traboules s'arrête à Perrache. À éviter si vous voulez rejoindre le centre à pied en dix minutes, ou si vous comptez sur une rue animée la nuit. À éviter aussi si vous aimez une trame urbaine dense, car les îlots sont vastes et les rez-de-chaussée ne sont pas tous commerçants. C'est le bon choix si vous voulez un logement moderne et bien isolé, lumineux, avec vue sur l'eau, un tramway à votre porte et des soirées calmes, et si vous préférez un immeuble neuf à un immeuble du XIXe siècle. Si vous voulez le même parc immobilier moderne mais davantage de vie autour, regardez de l'autre côté du Rhône, vers Gerland ; si vous voulez la presqu'île mais dans sa version ancienne, regardez vers le nord, du côté de Bellecour et des rues qui l'entourent.